Auteur/autrice : Ludovic

  • Choisir ses aiguilles

    Choisir ses aiguilles

    Commencer un nouveau projet est un moment privilégié. Le choix de vos aiguilles est donc une décision importante qui va guider la régularité de vos mailles, votre aisance et votre plaisir durant le tricot. De nombreux types d’aiguilles existent. Nous vous donnons, dans cet article, nos conseils pour choisir celles faites pour votre projet.

    LES TYPES D’AIGUILLES

    Les aiguilles droites sont fournies par deux. Elles ont chacune une pointe sur une extrémité et de l’autre un bout rond.

    Idéales pour les projets à plat, elles sont toutefois un peu encombrantes.

    Les aiguilles circulaires sont deux aiguilles unies par un câble. Celui-ci peut être décrochable (interchangeable) ou non (fixe).

    Excellentes pour le tricot en rond, elles sont également adaptées pour le tricot à plat, notamment pour des projets amples (plaid, châle)

    Les aiguilles à doubles pointes sont souvent fournies par lot de quatre ou cinq aiguilles. Elles ont une pointe de chaque côté, à l’inverse des aiguilles droites.

    Elles sont parfaites pour les petits projets comme les chaussettes ou les finitions (i-cord).

    LA TAILLE DES AIGUILLES

    La taille correspond à deux mesures :

    • Le diamètre de l’aiguille (en millimètre) : Cette information est généralement fournie sur l’étiquette des aiguilles, des pelotes et sur les patrons. Plus le fil est épais, plus la taille des aiguilles est élevée.
    • La longueur des aiguilles : Souvent oubliée, la longueur des aiguilles s’adapte à l’envergure de votre projet. Pour les aiguilles circulaires, la taille à prendre en compte est celle du câble. Plus votre projet est grand, plus vos aiguilles devront être longues et inversement.

    LES MATERIAUX

    Exemple d'aiguille en bambou

    Les aiguilles en bois ou en bambou sont légères. Elles grippent sur la matière et sont donc adaptées aux fibres glissantes et aux personnes débutant au tricot.

    Exemple d'aiguilles en métal

    Les aiguilles en métal sont lisses et durables. Toutefois, elles sont plus lourdes.

    Les mailles glissent facilement. Elles sont donc adaptées à toutes les fibres, et notamment celles qui grippent sur les aiguilles.

    Exemple d'aiguilles en platique

    Les aiguilles en plastique sont légères et économiques, mais peu durables.

    LA POINTE

    Les pointes des aiguilles peuvent être arrondies ou pointues :

    • Arrondies : Les pointes arrondies sont idéales pour les fibres qui se dédoublent facilement ;
    • Pointues : Les pointes pointues sont recommandées pour des projets demandant de la précision comme la dentelle

    CHOISIR SES AIGUILLES

    Il existe de nombreux types d’aiguilles et de nombreuses marques. Pour bien les choisir, nous vous recommandons de les adapter au projet que vous souhaitez réaliser en vous posant les questions suivantes :

    • Quel type de projet avec quelle technique : Si vous souhaitez faire des chaussettes, il vous faut de petites aiguilles circulaires ou des doubles pointes. Si vous souhaitez faire un châle, les aiguilles circulaires avec un long câble ou des aiguilles droites seront adaptées. Si vous souhaitez faire un pull en tricot en rond, nous vous recommandons des aiguilles circulaires.
    • Quelle fibre : en fonction de la fibre choisie, vous pouvez déterminer la taille des aiguilles (si cela n’est pas indiqué sur votre patron), le matériau adapté (le bambou est plus adapté pour la soie, alors que le mohair se tricote plus facilement avec du métal)

    En fonction de vos réponses, il vous sera plus facile de choisir les bonnes aiguilles.

    Enfin, pour confirmer votre choix, l’échantillon est votre allié. Première rencontre avec le projet, il vous permet de ressentir votre aisance. Si vous sentez que vous êtes plus tendu que d’habitude, que vos mailles ne sont pas droites ou que le fil s’accroche, il est possible que vos aiguilles ne soient pas les bonnes. N’hésitez donc pas à les changer.

  • Quel matériel pour débuter en point de croix ?

    Quel matériel pour débuter en point de croix ?

    Infographie représentant le matériel pour débuter le point de croix : un tambour avec un projet en cours (une rose non finalisée), des échevettes de fils DMC, un paquet d'aiguilles à bout rond, des ciseaux dorés et des rouleaux de toile (Aïda et étamine) sur un fond blanc.

    LE MATÉRIEL RECOMMANDÉ

    La toile

    La toile est un incontournable pour un projet de point de croix. Les trois principales toiles utilisées sont la toile Aïda, l’étamine et le lin.

    La toile Aïda : une toile adaptée aux débutants

    Si vous débutez en point de croix, nous vous recommandons de commencer avec la toile Aïda. Sa structure met en lumière la grille, ce qui facilite le comptage et le repérage des motifs. Le rendu est net et satisfaisant.

    La toile Aïda est disponible dans de nombreuses couleurs avec différentes tailles de grilles (plus le nombre de référence sur l’étiquette est élevé, plus les carrés seront petits).

    Toutefois, elle présente quelques faiblesses :

    • Ce tissu est peu souple.
    • La toile s’effiloche naturellement. Nous vous recommandons de la protéger avant de débuter votre travail. Les principales techniques sont :
      • Le scotch
      • La colle à tissu
      • Le point de feston en couture

    L’étamine : un compromis entre la toile Aïda et le lin

    L’étamine se situe entre le lin et la toile Aïda. Plus souple que cette dernière, sa trame est plus régulière que celle du lin. Elle offre donc un compromis intéressant.

    Même si sa trame est moins régulière que celle de la toile Aïda, elle reste lisible pour les débutants au point de croix tout offrant un tissu plus naturel et polyvalent.

    La toile de lin

    Le lin est un tissu naturel avec un tissage légèrement irrégulier. Très apprécié par les brodeurs de point de croix, il est adapté à des personnes ayant une certaine expérience. En effet, les carrés sont moins visibles ce qui implique de mieux analyser la structure de la toile.

    Nous vous recommandons de débuter avec la toile Aïda en tenant compte du type de projet que vous souhaitez réaliser.

    L’aiguille

    Nous vous recommandons d’utiliser des aiguilles à tapisserie, aussi appelées aiguilles à bout rond. Leur bout rond permet de ne pas percer la toile tout en insérant facilement l’aiguille dans les trous de la grille.

    Le chas de l’aiguille (l’endroit où on insère le fil) est généralement large afin de faciliter l’enfilage.

    Vous trouverez dans le commerce des aiguilles de différentes tailles avec un numéro situé généralement entre 1 et 28. Plus le numéro est élevé, plus l’aiguille est fine. Nous vous recommandons de choisir des aiguilles entre les n°20 et 28 pour un projet de point de croix.

    La taille dépend également du type de toile. Ainsi, plus votre aiguille sera fine, plus elle sera adaptée à de nombreuses toiles.

    Le fil

    Le mouliné à broder est le fil le plus adapté au point de croix. Il est constitué de 6 fils séparables appelés brins. Ils sont généralement en coton et peu torsadés pour faciliter leur séparation.

    Le nombre de brins sélectionnés fournit un rendu différent sur votre toile. Ainsi, l’utilisation d’un brain est adapté aux détails discrets sur un projet, alors que l’usage de trois brins donnera un effet de relief. Généralement, deux brins sont utilisés pour la plupart des projets.

    Nous vous conseillons de ne pas dépasser les trois brins, car le fil peut avoir du mal à passer dans les trous de la toile et peut avoir un rendu peu homogène.

    Le tambour

    Le tambour de broderie n’est pas un matériel nécessaire pour le point de croix. Toutefois, il facilite le travail du brodeur, car il tend le tissu uniformément. Les points deviennent plus réguliers.

    Il existe différentes tailles et formes de tambour. Nous vous recommandons de le sélectionner à la taille de votre projet avec cinq centimètres supplémentaires de chaque côté. Cela vous permet de :

    • ne pas déplacer le tambour durant votre travail;
    • garder de l’aisance avec les marges de cinq centimètres;
    • le garder comme cadre si vous le souhaitez.

    Les ciseaux

    Les ciseaux de broderie sont utilisés pour couper les fils avec netteté et précision sans abîmer l’ouvrage. Ils doivent donc être :

    • de petite taille pour être facilement manipulables ;
    • avec des lames fines pour accéder facilement aux fils à couper;
    • pointus.

    NOS CONSEILS

    Le kit complet ou l’achat au détail ?

    Pour un tout premier projet, nous vous conseillons de prendre un kit complet. La toile, les fils et l’aiguille vous seront fournis. Vous n’aurez donc aucune question à vous poser pour trouver le bon matériel par rapport à votre projet.

    Toutefois, les choix de kits sont parfois limités autant sur le type de projet (marque-page…) que sur les motifs. Ainsi, une fois familiarisé, pourquoi ne pas aller en mercerie pour demander l’aide d’un professionnel dans le choix des matériaux adaptés et construire vos propres projets ?

    Garder des échantillons de matériel

    Il existe de nombreuses possibilités en point de croix :

    • la diversité des toiles ;
    • la multiplicité des fils.

    Nous vous conseillons donc de garder un échantillon à chaque fois, avec les références articles (numéro, marque, nom). Cela vous permet de vous constituer une bibliothèque de référence pour retrouver facilement vos matériaux préférés.

    Ranger vos fils

    Une fois votre bobine défaite, votre fil peut facilement faire des nœuds. Nous vous conseillons de les ranger en utilisant notamment une cartonnette. Vous enroulez le fil autour de ce morceau de carton et vous fixez les deux extrémités avec un morceau de scotch ou une incision dans le carton où vous insérez le fil. Enfin, inscrivez les références (numéro, marque, couleur) sur la cartonnette.

  • Comment lire l’étiquette d’une pelote de laine ?

    Comment lire l’étiquette d’une pelote de laine ?

    Lire l’étiquette d’une pelote, c’est déjà entrer dans votre projet. Elle contient toutes les informations essentielles pour choisir la pelote adaptée à votre projet. Prendre le temps de la lire, c’est déjà commencer à la découvrir.

    Voici un guide pour vous aider à vous familiariser avec chaque élément et vous poser les bonnes questions en fonction de votre objectif.

    Les éléments de l’étiquette

    Le nom du fil

    Le nom du fil est l’appellation commerciale donnée par la marque. Élément apparaissant souvent en plus gros sur l’étiquette, il ne fournit pas toujours d’indication technique, mais vous sert de repère pour retrouver la pelote.

    On le retrouve souvent dans les descriptions de projets et de patrons.

    La composition

    Elle détaille les fibres utilisées (laine, alpaga, coton, soie…). Cette information est essentielle : elle définit la chaleur, le tombé, l’élasticité et l’entretien de votre futur ouvrage.

    Le métrage et le poids

    Le métrage correspond à la longueur de fil contenue dans une pelote. Pour un poids donné, plus le métrage est élevé, plus le fil est fin.

    Toutefois, le rendu peut varier en fonction de la structure du fil (fil retordu, gonflant…)

    Comprendre le métrage et le poids vous permet d’estimer le nombre de pelotes nécessaire. Par exemple, si votre projet nécessite 1 000 m de fil et que votre pelote contient 100 m pour 50 g, il vous faudra 10 pelotes pour réaliser votre projet, soit 500 g.

    La taille d’aiguilles

    La taille d’aiguilles indiquée est une recommandation. Seul l’échantillon vous confirmera que la taille d’aiguilles suggérée est la bonne.

    L’échantillon

    Représenté par un carré avec l’indication du nombre de mailles et du nombre de rangs pour un résultat de 10 cm x 10 cm, l’échantillon est l’information clé de l’étiquette.

    Souvent réalisé en jersey, nous vous recommandons de le faire avec le point prévu par votre projet.

    L’échantillon est un outil essentiel :

    Résultat Analyse Conseil
    Vous n’atteignez pas les 10 cm Votre tension est plus serrée que le modèle Il vous faudra plus de pelotes de laine ou des aiguilles plus grandes
    Vous atteignez les 10 cm Votre tension est adaptée au modèle Le nombre de pelotes est adapté
    Vous dépassez les 10 cm Votre tension est plus lâche que le modèle Il vous faudra moins de pelotes ou des aiguilles plus petites

    Il permet donc d’anticiper la quantité de laine nécessaire et de vérifier que le fil choisi est adapté au patron que vous souhaitez réaliser. (article sur la réalisation d’un échantillon).

    L’entretien de la pelote

    L’étiquette indique les conditions d’entretien de votre ouvrage s’il est réalisé avec cette pelote.

    Il est recommandé d’en tenir compte et de vérifier ces indications dès la réalisation de l’échantillon.

    Le numéro de lot

    Le numéro de lot indique le bain de teinture dans lequel votre pelote a été colorée.
    Pour un projet uni, il est important que toutes vos pelotes portent le même numéro de lot, afin d’éviter une démarcation de couleur, même subtile, dans votre ouvrage.

    Lire l’étiquette en fonction de votre objectif

    Si vous souhaitez créer un patron

    Quand on crée un patron, chaque information de l’étiquette est un paramètre de conception. Il vous faut être vigilant :

    • au métrage et au poids pour estimer la consommation totale du modèle ;
    • à la composition pour anticiper le rendu final ;
    • à la catégorie de fil pour vérifier le design ;
    • à la taille d’aiguilles recommandée pour les tests ;
    • à l’échantillon indicatif pour ajuster vos mesures.

    L’étiquette de la pelote retenue est votre point de départ pour construire votre modèle.

    Choisir une pelote en fonction d’un modèle

    Si vous souhaitez réaliser un modèle avec un autre fil que celui conseillé, il est recommandé de comparer :

    • le métrage et le poids : pour vérifier que le fil est de la même catégorie que celui du patron et définir le nombre de pelotes dont vous aurez besoin.
    • La composition : pour anticiper un rendu différent. Nous vous recommandons de vous baser sur la même composition que le modèle. Si deux fibres sont utilisées, nous conseillons que la dominante soit reprise en dominante dans la pelote que vous choisirez
    • L’échantillon : il doit être identique ou très proche
    • Le numéro de lot
    • La taille d’aiguilles
    • Réaliser l’échantillon avec le fil choisi est une étape indispensable pour valider votre projet.

    Choisir une pelote pour un cadeau

    Offrir de la laine est un cadeau attentionné. Toutefois, pour éviter quelques erreurs, nous vous recommandons d’identifier un patron qui pourrait lui convenir et le lui acheter avec le nombre de pelotes de laine proposées par le modèle, voire le matériel nécessaire (aiguilles). N’hésitez pas à vous déplacer en mercerie pour avoir les conseils d’un professionnel.

    Si vous préférez ne rien imposer dans le modèle, vous pouvez choisir des pelotes en vous concentrant sur les critères suivants :

    • Choisir une fibre douce et facile à utiliser comme du mérinos ou du coton ;
    • Privilégier des laines DK, Worsted ou Fingering. Ces catégories sont généralement faciles à utiliser dans différents modèles ;
    • Prendre 2 à 4 pelotes du même lot afin de permettre à la personne de réaliser des projets complets.

    L’échantillon : le juge final

    Comparer une pelote avec un projet ou un modèle ne suffit pas toujours. Seul l’échantillon vous permet de confirmer votre choix

    Nous vous recommandons donc d’acheter une pelote et de réaliser l’échantillon pour vérifier l’adéquation. Une fois cela fait, vous pourrez acheter le nombre de pelotes nécessaires.

  • Le point mousse: simplicité et réconfort

    Le point mousse: simplicité et réconfort

    Le point mousse est un des premiers gestes que l’on apprend, et celui vers lequel on revient tout au long de sa vie de tricoteur. Tricoté entièrement à l’endroit, il crée une texture souple et moelleuse, immédiatement reconnaissable.

    Dans cet article, nous vous donnons toutes les informations nécessaires pour le comprendre.

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    Définition du point mousse

    Comment le reconnaître

    Le point mousse se distingue par sa texture régulière et légèrement ondulée. Il forme des lignes horizontales en relief, souvent décrites comme des vagues.

    Chaque vague correspond à deux rangs de tricot. En observant sa structure (en étirant légèrement) on distingue l’alternance de mailles endroit (en forme de V) et de mailles envers (aspect perlé). Cette alternance crée le relief caractéristique du point mousse.

    Comment le réaliser

    Le point mousse est obtenu en tricotant tous les rangs en maille endroit.

    • En tricot à plat (en aller-retour): tricoter des mailles endroits sur chaque rang.
    • En tricot circulaire: tricoter un rang à l’endroit, puis un rang à l’envers et répéter cette alternance.

    Les propriétés techniques

    Une structure épaisse

    Chaque rang crée un léger relief qui s’empile sur les précédents. Cette construction donne au point mousse une épaisseur et un aspect gonflant. Cet empilement emprisonne également l’air, ce qui en fait un point isolant.

    L’élasticité

    Le point mousse possède une élasticité notamment verticale. Sa structure en accordéon permet aux mailles de s’étirer facilement, ce qui apporte un confort et une souplesse au tricot.

    Un tricot qui ne roule pas

    Contrairement au jersey, le point mousse ne s’enroule pas sur lui-même. Les bords restent droits et stables. Cela s’explique par sa structure : l’’alternance visuelle de mailles envers et endroit, identique sur les deux faces, neutralise les tensions responsables de l’enroulement.

    Un point réversible

    Le point mousse est réversible : l’endroit et l’envers du tricot sont identiques. Cela en fait un choix adapté pour des projets visibles des deux côtés, comme les écharpes ou les plaids.

    Nos conseils

    Un point adapté à tous les projets

    Le point mousse convient à tous les projets et à tous les niveaux de tricoteurs. Il est particulièrement adapté : aux projets moelleux et chauds (écharpes, bonnets, plaids…) aux bordures aux premiers projets de tricot, pour sa simplicité aux moments de tricots détente, car il demande peu de concentration

    Coudre du point mousse

    La couture du point mousse consiste à suivre les reliefs ou vagues du tricot pour obtenir un assemblage discret.

    Chaque vague est composée de deux lignes perlées : la ligne supérieure et la ligne inférieure.

    1. Placer les deux pièces face à vous
    2. Enfiler un fil (4 à 5 fois la distance à coudre) dans une aiguille à laine
    3. Relier les premières mailles des deux pièces sans serrer
    4. Projet de gauche, piquer dans la maille de la ligne supérieure à l’extrémité du projet – du haut vers le bas de la maille
    5. Projet de droite, piquer dans la maille de la ligne inférieure à l’extrémité du projet – du bas vers le haut
    6. Projet de gauche, piquer dans la maille de la ligne supérieure à l’extrémité du projet – du bas vers le haut
    7. Reproduire les instructions 5 et 6 pour chaque vague
    8. Tirer le fil pour faire disparaître la couture.

    Rentrer les fils pour le point mousse

    L’objectif est de reproduire le sens des mailles sur le tricot

    Si le fil est sur la droite veuillez suivre les instructions suivantes :

    1. Enfiler le fil sur une aiguille à laine
    2. Repérer une vague proche du fil
    3. Piquer dans le brin de la ligne supérieure du bas vers le haut
    4. Repérer la vague du dessus et les deux brins de la ligne inférieure en quinconce de la maille dans laquelle vous avez piqué
    5. Piquer dans le brin de droite du bas vers le haut
    6. Piquer dans le brin de gauche du haut vers le bas
    7. Piquer dans la première maille dans laquelle vous avez piqué du haut vers le bas
    8. Repérer la maille de gauche suivante
    9. Répéter les instructions 3 à 8 autant que nécessaire

    Si le fil est sur la gauche du tricot, suivre les instruction suivantes :

    1. Enfiler le fil sur une aiguille à laine
    2. Repérer une vague proche du fil
    3. Piquer dans le brin de la ligne supérieure du bas vers le haut
    4. Repérer la vague du dessus et les deux brins de la ligne inférieure en quinconce de la maille dans laquelle vous avez piqué
    5. Piquer dans le brin de gauche du bas vers le haut
    6. Piquer dans le brin de droite du haut vers le bas
    7. Piquer dans la première maille dans laquelle vous avez piqué du haut vers le bas
    8. Repérer la maille de droite suivante
    9. Répéter les instructions 3 à 8 autant que nécessaire

    Rattraper une maille perdue au point mousse

    Pour remonter une maille perdue, il faut alterner la création de mailles endroits et de mailles envers. Nous vous recommandons d’utiliser un crochet.

    Analyser la situation

    • Compter le nombre de vagues au dessus de la maille perdue (1 vague = 2 rangs)
    • Repérer les fils de liaisons entre les mailles entourant la maille perdue. Chaque fil correspond à un rang. Ces fils de liaison seront utilisés pour reconstituer les mailles.
    • Identifier si la dernière maille formée est une maille endroit ou une maille envers

    Remonter la maille (au crochet)

    • Passer le crochet dans la maille perdue de l’avant vers l’arrière
    • Pour une maille endroit: passer la liaison à travers la maille de l’arrière vers l’avant
    • Pour une maille envers: retourner votre projet. Passer la liaison derrière la maille, puis passer la liaison à travers la maille de l’arrière vers l’avant
    • Alterner les instructions en fonction du type de mailles attendues.
    • Une fois tous les fils de liaison utilisés, replacer la maille sur l’aiguille de gauche

    Exemple

    Si deux vagues se trouvent au-dessus de la maille perdue (4 rangs) et que la maille du dessous est une maille endroit, il faudra reconstruire : envers -> endroit -> envers -> endroit.

  • Pourquoi mes mailles sont-elles irrégulières ?

    Pourquoi mes mailles sont-elles irrégulières ?

    Il arrive que l’ouvrage nous raconte une histoire différente de celle espérée : des mailles parfois trop lâches ou trop serrées apparaissent et donnent la sensation d’irrégularités peu esthétiques. Elles correspondent à une variation de tension, soit la force exercée lorsque le fil circule pour créer une maille. Voici comment mieux la contrôler.

    Les causes possibles

    L’apprentissage du geste

    L’apprentissage d’un nouveau point demande de la patience et de la concentration. Le geste n’étant pas naturel, des irrégularités peuvent se former. L’entraînement est alors la clé pour gagner en fluidité.

    L’écho de vos émotions

    Le tricot est un miroir de votre pratique. Le stress ou la fatigue crispent le corps et cela s’inscrit dans la fibre. Avant de commencer, vous pouvez relâcher vos épaules, vous créer une bulle de calme et privilégier de courtes sessions avec des pauses au milieu.

    La cohérence technique

    Chaque méthode (continentale, anglaise…) dessine la maille différemment en changeant la position de vos mains et la gestuelle. Pour garder une technique harmonieuse, veillez à conserver la même gestuelle tout au long de votre projet

    L’accord parfait fil et aiguille

    Chaque fibre réagit à sa manière : certaines glissent, d’autres accrochent. Il en est de même pour les aiguilles en fonction de leur composition. Réaliser un échantillon n’est donc pas qu’une étape technique, mais une rencontre entre l’outil et la matière pour assurer que la combinaison vous apporte un confort maximal.

    Que faire

    Accepter l’irrégularité

    Plutôt qu’une erreur, vous pouvez voir vos mailles irrégulières comme le témoignage d’un instant précis : une émotion qui prend le dessus, la découverte d’une nouvelle technique, la rencontre avec une matière. Le tricot est le récit de vos moments passés en sa compagnie. Un défaut peut devenir, au moment de porter votre projet, le rappel d’un souvenir.

    L’art du blocage

    Si vous souhaitez harmoniser votre ouvrage, le blocage sera votre allié le plus précieux. En utilisant la chaleur ou l’humidité, vous permettez à la fibre de se détendre et donc mieux définir son rendu final.

  • La maille envers et la maille endroit: définition, techniques et conseils

    La maille envers et la maille endroit: définition, techniques et conseils

    Tricoter une maille endroit ou une maille envers c’est apprendre les fondements du tricot. Un geste simple, répétitif, presque méditatif, à l’origine de presque tous les points et techniques les plus complexes. Dans cet article, nous vous guidons pas à pas pour comprendre ce mouvement.

    Les deux mouvements de base du tricot

    La maille envers est un des deux gestes fondamentaux du tricot avec la maille endroit. Ensemble, ils permettent de composer une infinité de points : les côtes, le jersey, les torsades, les motifs… Mais, avant d’explorer ces variations, il faut maîtriser sa technique. Le rythme, la tension et la fluidité du geste vous permettront de tricoter de façon agréable et régulière.

    Repérer la maille endroit

    Visuellement, elle se reconnaît par sa forme en « V » net et aligné, qui se répète rang après rang. Avec des aiguilles droites, la répétition de ce point de chaque côté donne du point mousse ; d’un côté le point endroit et de l’autre le point envers donne du jersey ; une maille à l’endroit puis une maille à l’envers donnent des côtes 1/1… Toutefois, sa forme en « V » reste reconnaissable dans toutes ces variantes.

    Aperçu d'un tricot maille endroit

    Repérer la maille envers

    La maille envers prend la forme d’une perle ou d’une boucle horizontale. Discrète, c’est elle qui apporte le relief au tricot à l’inverse de sa consœur qui reste à plat. Leur rencontre crée de nombreuses compositions : un rang à l’endroit et un rang à l’envers créent le jersey, deux mailles endroit puis deux mailles envers donnent des côtes 2/2…

    Aperçu d'un tricot maille envers

    Comment les réaliser

    Se positionner

    Afin de réaliser votre maille endroit ou envers, les mailles montées sont sur l’aiguille gauche avec le fil de la pelote relié à la dernière maille tricotée en haut de l’aiguille.

    Pour la maille endroit : Mettez le fil sur l’arrière du travail. Tenez l’aiguille droite dans la main droite et l’aiguille gauche dans la main gauche. Le fil est tenu sur l’arrière par la main droite.

    Pour la maille envers : Gardez le fil sur le devant du travail. Tenez l’aiguille droite dans la main droite et l’aiguille gauche dans la main gauche. Le fil est tenu sur le devant par la main droite.

    Réaliser une maille endroit

    Piquer l’aiguille dans la maille

    Piquer l’aiguille droite dans la première maille de l’aiguille gauche par la gauche de l’avant vers l’arrière. Les deux aiguilles forment alors une croix, l’aiguille gauche étant devant l’aiguille droite.

    L'aiguille droite piquée dans la première maille, formant une croix avec l'aiguille gauche

    Enrouler le fil autour des aiguilles

    Prenez le fil avec la main droite tout en maintenant la position des aiguilles. Enroulez le fil autour de l’aiguille de droite de l’arrière vers l’avant, en allant vers la gauche (à l’inverse du sens des aiguilles d’une montre). Le fil se retrouve donc entre les deux aiguilles et devant le travail.

    Le fil enroulé autour de l'aiguille droite de l'arrière vers l'avant, passant entre les deux aiguilles

    Former la nouvelle maille

    Faites glisser l’aiguille droite vers le bas, de sorte à récupérer le fil passé entre les deux aiguilles en sortant de la maille initiale vers l’avant du travail. Par ce geste, une nouvelle maille se forme sur l’aiguille droite.

    L'aiguille droite glisse vers le bas pour tirer le fil et former une nouvelle maille

    Libérer l’ancienne maille

    Faites glisser l’ancienne maille hors de l’aiguille gauche. Cette dernière forme un « V » avec la nouvelle maille présente sur l’aiguille droite et le fil à l’arrière de l’ouvrage.

    L'ancienne maille libérée de l'aiguille gauche, laissant apparaître la forme en V caractéristique

    Réaliser une maille envers

    Piquer l’aiguille dans la maille

    Glisser l’aiguille droite dans la première maille de l’aiguille gauche par la droite, de l’arrière vers l’avant. Les deux aiguilles forment alors une croix, l’aiguille gauche étant derrière l’aiguille droite.

    L'aiguille droite piquée dans la maille de droite à gauche, l'aiguille gauche derrière l'aiguille droite

    Enrouler le fil autour des aiguilles

    Passer doucement le fil avec la main droite, tout en maintenant la position des aiguilles, de gauche à droite et de haut en bas (à l’inverse du sens des aiguilles d’une montre). Le fil se trouve entre les deux aiguilles.

    Le fil passé de gauche à droite autour de l'aiguille droite, se plaçant entre les deux aiguilles

    Former la nouvelle maille

    Faites glisser l’aiguille droite vers le haut et l’arrière, de sorte à récupérer le fil passé entre les deux aiguilles en sortant de la maille initiale. Par ce geste, une nouvelle maille se forme sur l’aiguille droite.

    L'aiguille droite glisse vers le haut et l'arrière pour former la nouvelle maille envers

    Libérer l’ancienne maille

    Faites glisser l’ancienne maille hors de l’aiguille gauche. Cette dernière forme une perle avec la nouvelle maille présente sur l’aiguille droite.

    L'ancienne maille libérée de l'aiguille gauche, révélant la perle caractéristique de la maille envers

    Répéter ce geste

    Répétez ces étapes sur chaque maille de l’aiguille gauche jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus. Puis, tournez le travail de sorte à ce que votre aiguille ayant les mailles devienne l’aiguille gauche.

    Tableau récapitulatif des deux points

    ÉtapePoint endroitPoint envers
    Le positionnementLe fil est placé sur l’arrière du travailLe fil est placé sur l’avant du travail
    Piquer l’aiguilleL’aiguille droite pique dans la maille de gauche à droite, par l’avant vers l’arrièreL’aiguille droite pique dans la maille de droite à gauche, par l’arrière vers l’avant
    Enrouler le filLe fil passe autour de l’aiguille droite, de l’arrière vers l’avant, vers la gaucheLe fil passe autour de l’aiguille droite de l’arrière vers l’avant, vers la gauche
    Former la nouvelle boucleTirer la boucle vers l’avantRamener la boucle vers l’arrière
    Libérer l’ancienne mailleLaisser glisser la maille de l’aiguille gauche

    Nos conseils

    Trouver une position confortable et son rythme

    La régularité de votre point vient d’un corps détendu. Les épaules doivent être relâchées et les poignets souples. Un geste crispé impactera la tension que vous exercez sur votre travail et entraînera des mailles irrégulières.

    Trouvez également votre rythme. Certaines personnes tricotent lentement pour mieux analyser le mouvement, tandis que d’autres vont vite. L’important n’est pas d’arriver vite au résultat mais d’apprécier le voyage. Trouvez donc votre propre tempo régulier pour que le tricot devienne un moment de détente.

    Travailler votre tension par la répétition

    La tension est la manière dont on tient et laisse circuler le fil pendant que l’on tricote. Elle influence le résultat final de votre projet, car elle impacte la taille des mailles notamment. Elle est propre à chaque personne. Quand on démarre le tricot, elle n’est pas régulière et cela est normal. C’est par la répétition que vous trouverez la bonne tension.

    Regarder les mailles et non les aiguilles

    On a tendance à se concentrer sur le mouvement des aiguilles, alors que c’est la façon dont la maille se crée qui compte. Assurez-vous que les aiguilles restent alignées et proches l’une de l’autre pour pouvoir vous concentrer uniquement sur le mouvement.

    Une fois votre rang réalisé, nous vous conseillons de regarder le rendu. Si vos mailles forment un « V » net, votre mouvement est réussi. Par contre, si la boucle est torsadée, cela signifie que l’aiguille a été piquée dans le mauvais sens.

    Accepter l’imperfection

    Les premières mailles tricotées sont souvent irrégulières. C’est normal et cela raconte vos premiers pas dans cet univers. Comme indiqué plus haut, la régularité passe par la répétition.

    Nous vous recommandons de faire des petits carrés de 10 x 10 cm, sur le modèle des échantillons. Cela vous entraînera et la couture de l’ensemble de ces carrés pourrait donner une magnifique couverture relatant votre voyage dans l’univers du tricot de vos premiers pas à votre dernier.

  • L’échantillon, la fondation d’un projet réussi

    L’échantillon, la fondation d’un projet réussi

    Étape souvent considérée comme optionnelle, l’échantillon est pourtant un moment clé pour assurer la réussite de votre projet. Il doit être perçu comme un test vous permettant de comprendre votre fil, d’apprivoiser la technique utilisée et d’anticiper le comportement du tricot. C’est également le meilleur moyen de confirmer que vous souhaitez mener ce projet à bien.

    Pourquoi faire un échantillon

    Vérifier que la taille correspond au patron

    Chaque personne applique sa propre tension (serrée ou lâche) sur un projet en fonction de son expérience, de sa technique, du type de laine, de point ou d’aiguilles utilisées. Ainsi, même si vous prenez le même matériel que celui indiqué dans le patron, cela ne garantira pas un résultat identique.

    L’échantillon vous permet donc de vérifier que vous appliquez la même tension que le patron.

    Sans la comparaison de l’échantillon avec le modèle, votre projet risque :

    • D’être trop large ou trop serré
    • De glisser ou d’avoir mauvais tombé
    • D’être trop grand ou trop petit.

    Apprivoiser le fil

    Un fil possède différentes caractéristiques propres à sa matière, à sa taille, à son poids. Il peut être doux, gonflant ou sec, élastique ou rigide ou encore glissant.

    L’échantillon est votre première rencontre avec le fil sans qu’il n’y ait de conséquence pour votre projet. Il vous permet de mieux le comprendre et de l’apprivoiser avant de vous lancer sur le résultat final.

    Il vous permet également de déterminer si vous prendrez plaisir à réaliser ce projet ou s’il vaut mieux en changer.

    Tester un point ou une technique

    Généralement, l’échantillon se basera sur le point le plus utilisé par le tricot. Ainsi, si la majorité du tricot est de la dentelle, l’échantillon vous permettra de vous entraîner et d’ajuster votre geste.

    Déterminer si le résultat vous plait

    Une fois l’échantillon réalisé, on obtient une première idée du résultat global :

    • rendu de la couleur
    • définition des broderies, torsades ou jacquard
    • ressenti au touché
    • épaisseur

    Ces premiers critères peuvent vous convaincre dans la réalisation du projet ou, au contraire, vous en détourner.

    Comment faire un échantillon

    Faire un échantillon un peu plus grand

    Le modèle vous indiquera généralement le nombre de mailles et rangs pour un carré de 10 cm x 10 cm.

    Le mieux est de réaliser un échantillon plus grand en ajoutant environ 10 mailles et 10 rangs de plus.

    Cette technique permet d’avoir un résultat plus proche de la réalité. Les bords ont une tension légèrement différente qui peut fausser la mesure. En mesurant les 10 cm x 10 cm au centre de l’échantillon, vous éviterez ce piège.

    Réaliser l’échantillon dans les mêmes conditions que celles du projet

    Il est recommandé de choisir le même fil, les mêmes aiguilles ou crochet (numéro et type : bois, métal, circulaire ou droite…) et la même technique que pour votre projet.

    Bloquer l’échantillon

    Trempez votre échantillon dans une eau tiède et légèrement savonneuse (savon doux adapté à la laine ou gel douche pour bébé) pendant 20 min. Ensuite, faites le sécher à plat. Puis mesurez votre échantillon.

    L’intérêt du blocage est de voir la façon dont la laine va réagir au nettoyage. C’est une fois ce résultat atteint qu’il vous faudra comparer votre échantillon aux mesures du modèle. Car en fonction de la matière, le résultat peut évoluer et notamment s’agrandir. Le blocage vous permettra de voir la réaction de la laine et aussi de confirmer que ce nettoyage convient (la matière réagit bien, les couleurs ne se délavent pas…).

    Comment analyser un échantillon

    La mesure

    La première étape est de mesurer la largeur et la longueur de l’échantillon.

    Mesure d'un échantillon de tricot
    RésultatAnalyseConseil
    Vous n’atteignez pas les 10 cmVotre tension est plus serrée que le modèleRefaite un échantillon avec un crochet ou des aiguilles un peu plus grosses
    Vous atteignez les 10 cmVotre tension est adaptée au modèleVous pouvez débuter le projet
    Vous dépassez les 10 cmVotre tension est plus lâche que le modèleRefaite un échantillon avec un crochet ou des aiguilles un peu plus petites

    La texture

    Au toucher, posez vous les questions suivantes :

    • Est-il rigide ou trop mou ? A-t-il du drapé ?
    • Est-il trop dense ? trop moelleux ? trop aéré ?
    • La tension est-elle régulière ?

    Cette analyse vous permet de confirmer que c’est bien ce résultat que vous escomptiez.

    Le blocage

    Une fois le projet bloqué, posez vous les questions suivantes :

    • Mon échantillon s’est-il agrandi ?
    • Le point évolue-t-il comme je le souhaite ?
    • Y a-t-il un transfert de couleur ?
    • Le fil bouloche-t-il ?
    • Le fil est-il résistant ?

    Ces questions vous permettent :

    • de constater que si votre projet, lors du tricot, semble trop petit, il va s’agrandir ou non
    • de voir le résultat final des dentelles, jersey et torsades
    • de voir le comportement de la laine lors du lavage et de déterminer la meilleure méthode d’entretien

    Conseil : si jamais votre projet est en jacquard, même si le modèle ne l’indique pas, testez les deux couleurs pour voir leur réaction lors du blocage.

    L’étiquette technique

    Nous vous recommandons, après votre analyse, de rédiger une étiquette technique à lier à votre échantillon. Celle-ci peut contenir :

    • nom et marque de la laine
    • type d’aiguille
    • type de matière
    • nom du projet
    • commentaire

    Cette étiquette vous permettra de garder en mémoire le contexte de réalisation de l’échantillon.